Sur les pontons de Funchal (Ile de Madère) 4 octobre
Après quelques jours de repos et de détente, la préparation de la seconde partie du programme est d’actualité, et les pontons se réactivent.
Pour Jonas, la première étape de la course, malgré un résultat mitigé sur le plan sportif , laisse une impression fantastique: « Des ciels nocturnes comme je n’en avais jamais vu, plus blancs que noirs tellement il y avait d’étoiles! », et la présence quotidienne des dauphins, et puis les surfs avec un sillage d’écume « on ne touche plus l’eau, on est sur une autre planète ».
La course fut présente jusqu’au bout puisqu’à quelques encablures de la ligne, le vent est tombé et un véritable match racing s’est engagé avec David Lecarrou, pendant 2 heures à la vitesse de 0,5 noeuds! Un peu plus tard, c’est l’arrivée aux pontons et le super accueil de toute la bande Mini. Comme attendu, Jonas se fait un peu chambrer par les Douarnenistes. Il est plus surpris par Isabelle Joschke qui l’accoste en le remerciant! L’explication est simple: Isa, comme les autres skippers porte un petit autocollant de « P’tite Lola à donf » et il est placé juste à l’entrée de sa descente. « Chaque fois que je passais devant elle, je remettais un coup d’accélérateur » explique tout sourire, la lauréate de cette première étape. Par la suite, plusieurs skippers raconteront à Jonas le « coup de booste que leur avait donné Lola »; Hugo Ramon, baptise toutes ses voiles et le spi de brise qu’il utilisait pour la première fois s’appelle dorénavant « P’tite Lola »; Jacques Valente, dernier concurrent à l’arrivée annonçait « Ca fait 89 p’tites Lola à bon port ».Jonas a aussi beaucoup appris de sa première aussi longue course en solo. Après une traversée presque parfaite du Golfe de Gascogne, le 36 était proche du top 20. Sur-régime pour le plan Fauroux de 91? Probablement: « J’étais trop à l’écoute des classements et grisé par ma présence à cette place, je ne voulais rien perdre, et du coup, j’étais moins à l’écoute du bateau et des conditions, et je n’ai pas assez anticipé ». Cette mésaventure dans la première étape « rend plus humble et remet les idées en place avant que les choses plus sérieuses ne commencent ». Mais la compétition n’en perd pas ses droits. Si l’objectif majeur reste d’engranger de l’expérience jusqu’à Salvador de Bahia, Jonas précise: « En naviguant, propre, sans erreur, on peut rester à l’attaque et remonter au classement. La route est encore longue, piégeuse à plusieurs endroits et les écarts ne sont pas énormes… » puis ajoute en riant « … évidemment, c’est à peu près ce que tout le monde se dit! ».
Maintenant, les skippers remettent leurs bateaux en ordre. Jonas remédie aux problèmes qu’il a rencontrés, répare, améliore, vérifie, met son proto en configuration longue distance. Petit intermède lorsque Stéphane Le Diraison l’invite à participer à la régate locale sur son « Cultisol », une occasion qui ne se manque pas de naviguer avec le vainqueur des bateaux de séries! Par ailleurs, comme les 88 autres skippers, Jonas s’est plié de bonne grâce à la tradition qui consiste à laisser une trace de son passage sur la jetée de la Marina de Funchal.
Motivation et combativité sont intactes, de ce point de vue Jonas est prêt à repartir. Encore un peu de récupération , encore un peu bichonner « P’tite Lola à Donf’ » et il n’y aura plus qu’à se concentrer sur le départ de samedi (6 Octobre).
Jonas à la barre de Cultisol lors de la Régate des « 500 anos de Funchal »
La tradition pour les 89 Ministes : laisser trace de son passage sur la jetée de la Marina























