Clap première!

« Première victoire sur le circuit Mini 6.50 pour le n°3O3, ça fait plaisir ». Arnaud Boissière, skipper du 60 pieds open « Akèna Véranda » pour le prochain Vendée Globe, et deuxième de la Transat 6,50 2001 avec « Diabolo » le N°303.

 L’Open Sail 2008, est une course de  1050 M en trois étapes.

Une course éprouvante, variant entre sprint et endurance relatée ici en trois étapes:

 

1. Port Bourgenay-St Quay (300 M)

Sous le soleil vendéen l’Open Sail est lancé dans des petits airs. Le tour de Bretagne s’annonce tactique avec des secteurs de vents et des grains changeants sans arrêt les conditions de navigation.

Après s’être fait un peu distancé par la tête de flotte nous tentons une option en passant à l’extérieur de l’île de Yeu. Le coup s’avère bon puisqu’au petit matin nous sommes dans le trio de tête en compagnie de Cap Monde (le grand favori) et Kickers (avec Adrien Hardy comme équipier).

Malgré un bateau moins optimisé que nos deux concurents (100 kg de différence sur la balance) nous arrivons à tenir le rythme et les trois bateaux se tiennent en moins d’1 M. Derrière, le reste de la flotte se trouve à 4-5 M.

Commence alors la traversée de lignes de grains assez costauds. Le vent passant de 15 noeuds à 30 noeuds en quelques minutes. Il faut être attentif et réactif aux incessants changements de voiles.  

Les grains font très mal à la flotte avec, entre autres, deux dématages. Dans notre trio de tête la casse est aussi au rendez vous pour Kickers qui arrache sa ralingue de grand voile.

Nous nous retrouvons deuxième mais un grain mal négocié près du Raz de Sein nous fais perdre 5 M sur Cap Monde. La course poursuite est lancée mais l’écart ne va qu’augmenter jusqu’à St Quay à cause des courants. 

Une deuxième place nous attend quand même à St Quay pour commencer cette Open Sail et c’est une grande satisfaction.

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2. St Quay -- Cardiff (250 M)

Après avoir été bloqués 4 jours à St Quay pour raisons météos nous prenons, enfin, la direction du Pays de Galles pour cette deuxième étape.

On retrouve le même duo en tête de course avec Cap Monde et notre P’tite Lola à Donf.

La montée vers la pointe anglaise se fait par un vent d’ Ouest de 15-20 nds. Cap Monde choisi une option plus Sud qui s’avère payante au passage de Land’s End. D’autant plus qu’on casse un D2 (câbe tenant le mât). On « répare » tant bien que mal avec notre étai largable. Heureusement, derrière le cap, s’annonce une desente au portant vers Cardiff ce qui sollicitera moins notre mât.

Et quelle descente!  Dans un vent de 25-30 nds on déboule vers Cardiff à des vitesses et des moyennes hallucinantes. Le speedo descent rarement en dessous des 15 nds et un énorme surf nous fais faire un 20,1 nds GPS… Affolant!

Le bateau vole de vague en vague et des lames d’eau balayent en continu le pont. Nous arrivons évidement très vite dans le Chenal de Bristol sans trop de nouvelles de nos concurrents.

Après seulement 30 h de courses on passe la ligne en …première position! Eclats de joie à bord du Proto 303 un peu terni par le fait que Cap Monde a démâté.

Cette Open Sail se transforme en une course par élimination mais une victoire d’étape à la clé quand même.

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3. Cardiff -- Port Bourgenay (500 M)

Après réparations et récupération, nous profitons brièvement de l’accueil de Cardiff avant l’envol pour la troisième et dernière étape vers Bourgenay.

Notre avance sur le deuxième Proto est considérable (40 h) et notre objectif est de naviguer propre et d’assurer.

Le départ est plutôt costaud, au près dans 25-30 nds et une mer casse-bateau.

Après 4 h de course on est en tête de flotte et… catastrophe, à nouveau plus de D2!

Note câble à disparu. Le sort s’acharne mais on n’abandonne pas. Retour à Cardiff pour réparer. Seul (gros) problème… nous sommes un dimanche!

Heureusement, nous tombons sur un super patron de Marina qui se démène pour nous trouver un nouveau D2 et à 11h30 nous larguons les amarres. On repasse la ligne départ à 14h soit 23 h après le reste de la flotte!

Du près, du reaching, du portant dans 5 à 20 noeuds de vents. Nous changons de voiles souvent, nous travaillons nos trajectoires et nos choix tactiques. En gros, on reste dans le match et c’est payant. On passent la ligne à port Port Bourgenay avec seulement 5h de retard sur le premier!

Superbe remontée qui nous permet également de signer une victoire finale en Proto dans cet Open Sail 2008.

La note négative: par manque de partenaires et de soutien, je dois déclarer forfait pour la course phare de la saison Les Sables -- Les Açores. Dommage!

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M.A.P. et Fastnet 2008

 MAP 2008

Après une seule sortie d’entraînement avec mon nouveau bateau, le trophée MAP se présente déjà!

Cette course en solitaire de 200 M s’apparente, évidement, plus à une course-entraînement. L’objectif étant, avant tout, de terminer et, si possible, de rentrer dans le top 15.

Les deux objectifs ont été remplis puisque je termine 11ième.

Super photos de Guillaume Grange sur www.objectifreportage.com (clic sur jonas)

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Une course rapide pour la descente vers l’île de Groîx ,sous spi,  puis tactique pour remonter vers Douarnenez.

L’association bateau-skipper s’annonce bien et prometteuse, mais il manque encore des heures de nave pour être au top. Cela dit, la différence avec mon ancien bateau est déjà impressionnante. Les moyennes sous spi sont de 14-15 noeuds et ça ne s’arrête jamais!

FASTNET 2008

 Après une édition 2007 annulée, pour cause de mauvais temps, la météo a de nouveau joué des tours aux organisateurs. Un Front rapide mais soutenu devait passer sur la Mer d’Irlande pendant notre montée vers le célèbre phare. Les vents attendus de 40 noeuds ont decidés le Directeur de Course de changer le parcours. Il nous a donc orienté vers le sud (parcours de substitution).

Une édition sans Fastnet, donc, mais un sacré parcours quand même! Départ de Douarnenez vers l’embouchure de la Gironde en laissant l’île de Yeu à Tribord puis retour.

 

Deuxième course avec Diabolo (Proto 303) et un sacré niveau au départ pour une des course phare du circuit. Mon équipier, pour l’occasion, est le jeune et prometteur Arthur Léopold-Léger qui, en attendant la mise à l’eau de son nouveau Proto Lombard, vient faire quelques milles avec moi.

Vu le plateau, l’objectif reste le même qu’au MAP: le top 15.

Notre première sortie avec Arthur se fait sur le Prologue et malgré quelques erreurs de manoeuvre, nous terminons à une belle 13ième place.

Pour cause de météo, le départ prévu dimanche après midi est reporté de 24h. C’est donc Lundi à 15h que les 72 équipages sont lancés vers la Gironde.

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Un très mauvais départ va nous faire subir une course poursuite de 500 M. Celle-ci s’est réalisée à des vitesses hallucinantes. En quelques Chiffres: 20-25 nds de vent, 250 M en 24h, plus de 12 nds de moyenne, vitesse de pointe entre 17 et 18 nds.

La descente est expresse, sous Spi ou code 5 ,et engendre une belle remontée au classement. Alors que nous faisions un passage à la bouée de dégagement vers la 40ième place, on se retrouve 12ième à mi-course. Les dix premiers sont à 4 milles devant donc…on s’accroche!

Malheureusement, le retour vers Douarnenez commence mal. Un faux contact électrique nous prive de nos batteries et donc de toute l’énergie à bord (plus de GPS, plus d’infos vents, plus de VHF, …).

Tactiment nous subissons plutôt que d’attaquer et même si notre place reste sensiblement la même, les écarts, eux, se creusent par rapport à la tête de course.

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La remontée aux reaching, sous Gennaker avec les dauphins, vers la Chaussée de Sein met le matériel à rude épreuve et on sent tout le bateau se cabrer à chaque accélération.

Au niveau d’Audierne le vent monte à 30-35 noeuds, une mer forte avec déferlantes se dévale à 10-11 nds sous GV 2 ris et solent.

L’arrivée dans mon jardin, la Baie de Douarnenez, nous permet de gagner deux places et nous finissons à la …13ième place.

Contrat rempli avec une bonne place et un mode course-entraînement qui va laisser place dès l’Open Sail au mode course.

L’Open Sail, course de 1050 M entre la Vendée, la Bretagne et le Pays de Galles; c’est dans une semaine et l’objectif est le top 10.

 

 

 

 



(re) Naissance!

Deux évènements en une semaine c’est pas mal pour le simple terrien que je suis!

 Le premier  se nomme LOUANN:dsc03867.jpg

 Une petit fille de 51 cm pour 3,175kg venue au monde le 10 mai et qui me fait…Papa!

Avec ce petit ange dans les bras, je suis HEUREUX.

En plus, elle contribue à mes entraînements de nuit. Sommeil fractionné obligatoire et avec le sourire SVP!

 

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 Le deuxième évènement se nomme DIABOLO:

Un Proto de 6,50 m  portant le numéro 303.

Et oui, après mes déboires avec le plan Lombard 624; je me suis battu pour avoir un bateau digne de ce nom sur le circuit 2008.

 Diabolo n’est pas un Proto de dernière génération mais il en a quand même encore sous le capot!

Ce plan Magnen-Nivelt 2000 peut  jouer le Top 10 et m’amener à Bahia.

Au programme le Trophée MAP (05 juin), le Fastnet (14 juin), l’Open Sail (01 juillet) et si le budget le permet, la Mini Empuries (17 septembre) et la Barcelona (18 octobre).

 Evidement, il manque toujours 25 000 € pour finaliser mon budget…

 



Déception et victoire!

Déception et victoire! Contraste entre deux mots qui ne vont pas souvent ensemble. Et pourtant,  cette semaine c’est déroulée tout en… contraste.

 Déception

Après quatre mois de bataille administrative et financière; le leasing pour acquérir le Proto 624 a échoué! En décembre 2007 je vous annonçais ma prochaine saison sur ce super bateau. Malheureusement, plusieurs paramètres ont évolué en ma défaveur et malgré un dossier sportif et financier solide le projet est reporté.

La crise banquière y est pour beaucoup et le manque de soutien privé (sponsors) en n’est une autre.

Après deux saisons sur le Circuit 6.50, Les preuves de mon niveau ont été prouvé à maintes reprises mais les promesses de soutien n’ ont pas suivi. Le top 10 mondial est, j’en suis sûre, dans mes cordes. Mais sans partenaires la mission, à ce niveau, est vite impossible.

Mon objectif est évidement de continuer à progresser… sur le bateau des autres!

 

Victoire

Le premier bateau où je trouve une place d’équipier est le Proto Magnen 348 (2ième de la Transat 2007).

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Skippé par Pierre Brasseur, nous faisons équipe pour le Grand Prix Petit Navire. Au programme, 4 jours intensifs de régates au milieu de nos grands frères que sont les Class40 et les 60′IMOCA.

Les deux premiers jours sont consacrés aux « Runs ». Sprint de 3 milles ou la meilleure moyenne l’emporte. Nous faisons le meilleur temps avec 9.75 nds de moyenne.

Les deux autres jours sont dédiés aux parcours côtiers. Deux parcours et deux victoires. Des conditions idéales, des vitesses régulièrement autour des 15 nds et une tactique presque parfaite nous permet de devancer nos concurrents.

Au final, nous nous adjugeons les runs et les parcours en baie pour une victoire complète du Grand Prix! Belle performance. 

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Nouveau site!

Avis au Monde, à l’Univers même! Et ouaip, on rigole pas avec ça!

OUFteam inaugure  son nouveau site internet sur www.oufteam.net

Un site interactif sur le Circuit 6.50, des news sur les skippers du team (dont je fais partie) et l’actualités, en direct, des courses du programme 2008.

 



Programme 2008 et Mini 624

La saison 2008 débutait au Salon Nautique de Paris. Rencontres des partenaires techniques, remises des prix, recherche de sponsors, …

 Trois infos:

- Le Programme 2008 (provisoir)

- La Transat 6.50 devient une épreuve annuelle

- Le Proto 624 (vainqueur de la Transat 2007) est acquis!

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Programme 2008

Avril

* 12-19  Grand prix d’Italie / 520 M / Double

* 26-30  Select 6.50 / 300 M / Solo

Mai

* 05-15   Open demi clé / 450 M / Double

* 17-25   UK Fastnet / 500 M / Double

Juin

* 05-08   M.A.P. / 200 M / Solo

* 14-21   Mini Fastnet / 700 M / Double

Juillet

* 28/06 -- 14/07   Open Sail / 900 M / Double

* 28/06 -- 08/07   Marseille-ALger / 1000 M / Double

Août

* 27/07 -- 31/08   Les Sables-Les Açores / 2500 M / Solo

* ?                      Triangle du Soleil / 500 M / Double

Septembre -- Octobre

* 12-14/09   Chrono 6.50 / Solo

* 04-05/10   Challenge Mini / Equipage

* 18-22/10   Mini Barcelona / 300 M / Solo

 

Transat Annuelle

Suite à l’appel d’offres en cours relatif à l’organisation des éditions 2009 et 2011 de la « Mini Transat », le Conseil d’Administration de la Classe, à l’issue de sa réunion du 18 novembre 2007, a décidé d’instaurer une course transatlantique annuelle à partir de l’année 2009 sur une durée de 4 ans (au lieu de tous les 2 ans jusqu’à présent).

Les organisateurs retenus sont :
- pour les éditions 2009 et 2011 : GRAND PAVOIS ORGANISATION sur un parcours LA ROCHELLE -- MADERE -- SALVADOR DE BAHIA (BRESIL)

- pour les éditions 2010 et 2012 : LE WINCHES CLUB DE DOUARNENEZ sur un parcours DOUARNENEZ – MADERE – KOUROU (GUYANE)

624  Acquis!

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Mon fidèle « Oufti » (n°36/1991) passe le relais  au Proto Lombard de dernière génération « oufteam.net » (n°624/2006), ex Actual, vainqueur de la Transat 6.50 2007 avec Yves Le Blevec.

Yves qui intègre mon équipe pour un travail de coaching sur les deux ans à venir!

Le 624 arrive vers le 10/12 à Lorient. Un rapide chantier d’hiver de un mois sera effectué; ensuite, on rejoint le Pôle de Douarnenez pour les entraînements d’hiver.

 Plus d’infos bientôt…



Bilan d’une demi-Transat!

Salut Le Monde!

 Retour à terre plus tôt que prévu et, pendant que les copains arrivent à Bahia, je galère pour ramener mon bateau des Canaries.

 

Le bilan de cette première Transat c’est… Y a encore du boulot mon gars!

Différents points majeurs de ma préparation, mon organisation, ma tactique, mon budget… Positifs ou non,  ceux-ci vont être analysés pour un objectif: La Transat 2009.

 Effectivement, Les Canaries 2007 ne seront pas accreditées du mot  »Fin » mais plutôt le début d’une autre aventure, d’un autre défi.

La préparation de l’objectif 2009 s’annonce plus professionnelle sur tous les points et le bilan de ces trois ans passés sur le défi Transat 2007 va être très utile.

Départ de Funchal

 

BILAN

 - Préparation: ma préparation n’a pas été idéale. Le manque de temps, d’organisation, de partenaires et donc de budget, ne m’ont pas mis sur orbite.

- Pilote: J’ai eu beaucoup de casse lors de mon « vrac » après les Canaries (barre, ballast, GV, pilote et energie). Pendant mon escale,  j’ai pu réparer presque tout sauf l’électronique. Sans pilote et sans energie c’est difficile de traverser l’Atlantique.

Mes compétences limitées en électronique et le manque de budget pour un pilote de rechange m’ont couté  très cher!

- Tactique: point de vue tactique, c’était plutôt positif. Mes choix météo sur les deux étapes étaient les bons. Les 2-3 premiers jours de chaque étape,  je talonnais le groupe de tête (23ième sur la première et 18ième sur la deuxième étape). 

Un manque d’expérience m’a fait perdre des places et des problèmes techniques m’ont contraint à abandonner.

Le mauvais choix c’était aussi, sûrement, de vouloir suivre le rythme des premiers. Mon bateau de 1991 avait du mal à tenir le rythme des nouveaux Protos et le pilote encore plus.

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2009

Le Défi 2007 était une rampe de lancement pour d’autres horizons. Ces trois ans de découverte de la Course au large ont été presque parfaits même s’ il manque la dernière étape sportive.

Le projet a atteint l’ objectif d’être au départ de la Transat 2007 malgré un réel manque de soutien financier.

 

Pour 2008 -- 2009, les grandes lignes sont:

- Un défi professionnel gagnant

- Un nouveau bateau de renom: le Proto Lombard 624 vainqueur de la Transat 2007

- Jouer les différents podiums 2008/2009 et se qualifier pour la Transat 2009

- Une structure d’entraînement adaptée: le Pôle de Douarnenez 

- Un encadrement d’expérience: Yves Le Blévec

- Un skipper à plein temps: moi! 

- Et, évidement, la recherche d’un sponsor qui est indispensable pour un projet gagnant

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MERCI

Merci à tous pour les nombreux messages d’encouragements et de soutiens tout au long de cette Transat;

Merci à la « P’tite Lola » qui m’a motivé un peu plus tous les jours;

Merci à mon père et Hélène, sans qui,  le Défi 2007 serait tombé… à l’eau;

Merci à « Oufti », un bateau de légende qui restera un partenaire particulier;

L’aventure 2009 commence aujourd’hui et je compte sur vous pour surfer sur la vague, avec moi, vers la prochaine Transat.

 Bon vent

Jonas

 

 

 

 

 



Dur, dur!

 

« C’est une énorme déception! Le pilote est hors d’usage, impossible de le remplacer. C’est dur, dur! ». Au téléphone, Jonas avait la gorge serrée, et il a donné des informations sur les incidents qui ont provoqué son abandon.

Très rapidement après le départ de Madère, Jonas a eu des problèmes d’énergie (un seul panneau solaire et problème de recharge d’une batterie). A l’approche des Canaries, les conditions étaient musclées avec 40 noeuds de vent et une mer formée et croisée. Dans ces conditions, l’utilisation du groupe électrogène était exclue. L’option Est choisie était bonne, cependant un peu plus sportive que prévu, mais Jonas et son bateau en avaient vu d’autres. Jonas avait retenu la leçon de la première étape et naviguait propre sous Grand voile à 2 ris et le Solent arisé. P’tite Lola à Donf filait entre 8 et 12 noeuds, une pointe record à 16,3 noeuds.

C’est lundi soir, à la sortie du passage des Canaries que le pilote à commencer à lâcher. Dès que Jonas lui confiait la barre, le temps de se remplir les poches de barres énergétiques et d’une boisson, ou d’effectuer un point navigation, ou de prendre quelques minutes de repos, le pilote ne parvenait pas à tenir le cap et le proto partait au tas. Dans de telles conditions, le bateau ressembla vite à un champ de bataille et subit quelques bobos (la caisse de nourriture qui défonce la paroi du ballast, la raquette de barre qui casse, une petite déchirure dans la Grand voile). Et puis la fatigue se fit sentir. Mardi, en tout début de journée, la quatrième de course, Jonas n’avait pas dormi depuis plus de 48 heures. Il a abattu légèrement pour pouvoir prendre 20 minutes de repos. Cinq minutes plus tard, le voilier était au tapis…et le vérin du pilote complètement bloqué en butée. Il s’est alors mis à la cape pour réparer. Mais après deux heures, le pilote ne voulait rien savoir…

Jonas a alors fait un demi tour face au vent pour entamer une remontée au près; « Un coup de barre difficile à donner » : confie Jonas, qui a ensuite déclenché la touche e-track de sa balise (pour que personne ne s’inquiète).

Il est arrivé jeudi matin à Puerto Colon au SW de Ténérife. Un minimum de rangement puis un peu de sommeil. Jonas effectuait déjà les premières réparations dans l’après-midi. Mais le pilote était hors d’usage, il aurait fallu le remplacer pour pouvoir repartir. « J’ai réalisé que ça risquait bien de s’arrêter là… difficile !».

Jonas reportait alors la décision au lendemain, la nuit porte conseil.

« Ca n’a pas été facile à admettre, mais notre Transat s’arrêtait ici. J’ai eu un contact avec Denis Hughes et je lui ai fait part de l’abandon du n°36 ».

Samedi, Jonas et « P’tite Lola à donf » ont rejoint le port de Santa Cruz de La Palma, ils ne sont plus dans la course.

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Jonas contraint à l’abandon?

Jonas est arrivé hier matin avec « P’tite Lola à donf » à Puerto Colon sur l’île de Téneriffe.

Nous avons pu le joindre brièvement par téléphone: « Le pilote est complètement hors service… C’est très dur, mais ce serait suicidaire de continuer dans ces conditions »…  « J’ai 72 heures de délai pour réparer…, j’ai déjà fait tout ce que je pouvais…il faudrait un spécialiste…et encore sans connaître le diagnostic technique, c’est le vérin… » … « Et puis, cela n’aurait plus de sens de repartir alors que les derniers auront déjà dépassé le Cap Vert… et je ne souhaite pas mobiliser un bateau accompagnateur pour moi tout seul, mes petits camarades sont toujours en course! » … « C’est très dur, mais je crains que pour nous, cela ne s’arrête ici »

En accord avec Denis Hughes, le Directeur de Course, Jonas fera connaître sa décision ce vendredi midi, de même que Sébastien Gladu et Hugo Ramon, eux aussi à l’arrêt aux Canaries et ceci afin de libérer le dernier bateau accompagnateur.



Fortunes de mer…

Carte des Canaries

Cette première partie de course entre Madère et les Canaries s’était très bien déroulée pour Jonas et « P’tite Lola à Donf’ ». Il avait opté vers l’Est avec un groupe emmené par Yann Riou, Adrien Hardy et Peter Laureyssens ; un choix qui s’est avéré payant par la suite.

A la suite des leaders, il empruntait le passage entre les îles de Teneriffe et Grande Canarie. Les conditions y sont musclées, 40 noeuds de NE et une mer formée. Comme pour les autres c’est très chaud, Jonas est prudent et effectue ce passage au milieu du groupe dans la journée de lundi en compagnie de Stéphane LeDiraison, Matthieu Sannié, Matthieu Girolet. Le premier pointage du mardi matin indique un net ralentissement, mais plusieurs skippers ont eu de la casse et perdent du temps en réparations, comme Ronan Deshayes.

Hélas, au point de midi, il est évident que Jonas a un souci!

La mauvaise nouvelle tombe à 16h07: Jonas a signalé au P.C.Course, via sa balise e-track (bouton vert), qu’il avait un problème mais qu’il se débrouillait seul. Il était alors à 65 MN au Sud de Teneriffe et il remontait au près pour rallier un port canarien. Par la suite, Jonas est contacté par un bateau accompagnateur via la VHF et il signale « Un ballast explosé et un problème de pilote ».

Depuis hier matin, Jonas remonte au près dans une mer formée et 30 noeuds de vent avec rafales. Un peu plus à l’Ouest, Hugo Ramon est dans la même situation et aussi, plus bas dans le Sud, Isabelle Joschke qui elle aussi a fait demi-tour. A Santa Cruz de La Palma, Raoul Cospen, Laurent Bourges et le chef de file des Douarnenistes Seb Gladu, réparent leurs voiliers meurtris. Plus dur encore pour Emmanuel Laurent qui, victime d’un démâtage, doit abandonner.

A suivre sur www.transat650.org